Décret de 1985 : un raccourci pour intégrer l’université

Décret de 1985 : un raccourci pour intégrer l’université

Comment brûler les étapes de l'enseignement supérieur ? Grâce au décret du 23 août 1985 relatif aux conditions de validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels en vue de l'accès aux différents diplômes universitaires (DEUG, licence, maîtrise, DESS...). 

Ce texte s'inscrit en effet dans une logique de dispense pour s'inscrire dans un cursus de formation universitaire sans avoir le diplôme normalement requis à l'entrée. Exemple ? Etre titulaire d'un DUT au titre de la formation initiale et être admis en DESS au titre du décret de 1985, alors que l'on n'a pas de maîtrise. Bref, aller de bac + 2 à bac + 4 sans avoir à passer le début du commencement d'un examen.

 

Pour bénéficier de ce dispositif, qui est proposé dans toutes les universités (se renseigner auprès du service formation continue), il faut avoir interrompu ses études initiales depuis au moins deux ans et être âgé de 20 ans au moins à la date prévue pour la reprise des études. Les acquis pris en compte pour obtenir la dispense sont de trois ordres :

 

  • les formations suivies par le candidat dans un établissement ou une structure de formation publique ou privée, quels qu'en aient été les modalités, la durée et le mode de sanction ;
  • l'expérience professionnelle acquise au cours d'une activité salariée, non salariée ou d'un stage ;
  • les connaissances et les aptitudes acquises hors de tout système de formation (bénévolat, activité syndicale...).

 

Comme dans le cadre de la VAE , le processus de validation s'appuie sur un dossier réalisé par le candidat. Celui-ci reprend les éléments qui témoignent de son parcours professionnel et personnel (diplômes, formations, stages, descriptif et composantes des activités...). Ce dossier est soumis à une commission pédagogique, composée d'enseignants, qui décide ou non d'accorder la dispense au regard du potentiel du candidat à suivre avec succès le cursus visé.

En cas de réussite aux épreuves qui sanctionnent la formation visée, le candidat est titulaire du diplôme au même titre que ceux qui l'ont obtenu par la voie classique. En revanche, en cas d'échec, il ne peut se prévaloir du diplôme normalement requis pour l'accès à la formation. Autrement dit, une personne titulaire d'un DUT qui est admise en DESS au titre du décret de 1985 est donc dispensée de passer par une maîtrise. Si elle échoue au DESS, elle ne pourra pas se prévaloir d'une maîtrise. Son niveau officiel de formation restera le DUT, soit bac + 2.

d'infos
Sites internet
ONISEP: Toute l'information sur les formations et les métiers ainsi que des services aux élèves, aux parents et aux équipes éducatives.
FAFIEC: Partenaire des entreprises pour les accompagner et financer leurs projets de formation continue et d'insertion des jeunes par l'alternance.
Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche